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Aliments Halal ?

samedi 22 septembre 2012, par AMROUCHE

L’aliment Halal est de nos jours devenu objet de polémique ; il existe même plusieurs labels qui se développent !

Nous nous proposons ici d’éclaircir cette notion de produit alimentaire Halal.

N’hésitez pas à apporter votre contribution si vous le désirez ;)

HALAL ?


Voici la définition du terme Halal  : tout ce qui n’a pas été interdit par le Législateur (Dieu), en tout ce qui concerne ce bas-monde. En d’autres termes : tout ce qui n’est pas interdit est licite […]. Il est important de bien saisir cette nuance, le terme Halal ne désigne pas, concernant les choses de ce bas-monde, ce qui doit réunir certaines conditions, mais au contraire, le principe de base est que tout est halal (licite), sauf ce qui a été interdit par un Texte.

Voilà. Tout simplement. Pour ce qui concerne la nourriture, ce qui n’est pas clairement interdit par un texte, est autorisé.

Pour prendre le cas des viandes : la consommation de viande est licite, sauf ce qui a été interdit, à savoir certains animaux, et ceux qui n’ont pas été abattus de manière légale.

Donc, pour résumer, ce qui est considéré comme « Halal », lorsqu’il s’agit de nourriture, c’est tout ce qui n’a pas clairement été interdits. Par exemple, si demain on découvrait un fruit inconnu jusqu’alors, il serait « Halal », autorisé à la consommation, sauf si un texte venait l’interdire.

Généralités

Les qualifications de halal et haram concernent notamment l’alimentation du musulman : par exemple manger du poisson est halal, alors que manger du porc est harâm.

Dans l’esprit de l’islam, l’objectif est avant tout de définir les règles d’hygiène et du respect de l’animal et de l’environnement.

Cela est traduit dans l’islam comme suit :

  • Sur le plan de l’hygiène,

- il ne faut pas manger les cadavres d’animaux (charogne), c’est à dire : l’animal doit être abattu selon le rite islamique (voir ci-dessous la section spéfique Dhabiha).

- il ne faut pas consommer le sang qui peut porter des maladies c’est à dire : la viande doit être séparée du sang rapidement sinon elle devient harâm bien que l’abattage ait été halal.

  • Sur le plan du respect de l’animal et de l’environnement,

- il ne faut pas faire souffrir l’animal avant et pendant l’opération de l’abattage c’est à dire : Il ne faut pas mal traiter l’animal pendant l’élevage, il ne faut pas tuer un animal devant un autre animal, il ne faut pas tuer l’animal devant les petits enfants, l’abattage doit être fait dans un endroit propre et préparé pour cela

- il ne faut pas tuer une bête pour une raison autre qu’alimentaire c’est à dire : il faut bannir toute perversité, le fait de prononcer des paroles sacrées (Bismillah Allahou Akbar, soit, en français, Au nom de Dieu le plus grand) c’est surtout pour rappeler que cet acte est sous contrôle de la moralité et pour ne pas prendre goût à voir le sang ou se sentir supérieur et que notre sort bien qu’il n’est pas identique à celui de cet animal, lui est similaire. Nous allons mourir et ne devons rendre compte de nos actes devant le Tout Puissant.

L’islam n’omet pas de rappeler les fondamentaux de tolérance, de flexibilité et d’ouverture d’esprit

Dans cette logique, la viande casher est halal puisqu’elle remplit les conditions du cahier des charges. Pour consommer une viande casher, il suffit juste de prononcer l’expression Bismillah Allahou Akbar soit, en français, Au nom de Dieu le plus grand pour compléter les exigences du halal. Cela signifie, pas besoin que l’animal soit abattu par un musulman. La déclaration de bonne foi est suffisante dans une relation de confiance.

Dans ce qui suit nous trouvons des détails techniques et des pratiques mais pas toutes obligatoires comme par exemple tourner la tête de l’animal vers la Mecque. La preuve est que la viande casher est halal alors que lors de l’abattage la tête de l’animal n’a pas été tournée vers la Mecque.

Pour que la viande soit halal, il faut que l’animal égorgé vivant ne soit pas préalablement étourdi (mais ce point est contesté, voir ci-dessous) et ait la tête tournée vers La Mecque pour qu’il se vide de son sang. Un musulman doit lui couper la carotide et les jugulaires, tout en prononçant des paroles sacrées (Bismillah Allahou Akbar, soit, en français, Au nom de Dieu le plus grand).

Les aliments interdits ou haram :

Le Coran et la sunna spécifient les aliments haram ainsi que les conditions sous lesquelles certains aliments deviennent halal :

« Vous sont interdits la bête trouvée morte, le sang, la chair de porc, ce sur quoi on a invoqué un autre nom que celui de Dieu, la bête étouffée, la bête assommée ou morte d’une chute ou morte d’un coup de corne, et celle qu’une bête féroce a dévorée - sauf celle que vous égorgez avant qu’elle ne soit morte -. (Vous sont interdits aussi la bête) qu’on a immolée sur les pierres dressées, ainsi que de procéder au partage par tirage au sort au moyen de flèches. Car cela est perversité. Aujourd’hui, les mécréants désespèrent (de vous détourner) de votre religion : ne les craignez donc pas et craignez-Moi. »

— Le Coran, « La Table », V, 3 ; (ar) ???????.

L’une des prescriptions halal est que la bête soit égorgée consciente (donc non étourdie). C’est un point qui suscite la polémique et, dans certains pays d’Europe du Nord, il semble que les autorités religieuses reconnaissent comme halal de la viande issue d’animaux étourdis avant leur mise à mort.

Cependant, la nourriture de « ceux qui ont reçu les Écritures », à savoir les Juifs et les Chrétiens, est permise, sauf celle interdite par l’islam, notamment la viande de porc considérée licite par la plupart des Chrétiens mais proscrite dans les traditions juive et musulmane.

« La nourriture de ceux qui ont reçu les Écritures est licite pour vous, et la vôtre l’est également pour eux. »

— Le Coran, « La Table », V, 7 ; (ar) ???????.

Au delà de cet aspect général du halal dans l’alimentaire, plusieurs produits transformés ne sont pas halal à cause de l’origine de l’un de leurs ingrédients ou additifs

la méthode d’abattage rituelle ( Dhabiha).

La ?ab ??ah (? ????????) est la méthode prescrite par la loi islamique concernant l’abattage de tous les animaux à l’exception des animaux marins. Cette méthode consiste à utiliser un couteau bien aiguisé pour effectuer une profonde et rapide incision à partir du devant de la gorge, qui coupe dans le même temps les artères carotides, la trachée et les veines jugulaires, mais laisse la moelle épinière intacte. La tête de l’animal est orientée vers la qibla.

Aliments issus de la mer

En principe tout ce qui provient de la mer est halal (licite).

D’après le Coran :

« La chasse en mer vous est permise, et aussi d’en manger, pour votre jouissance et celle des voyageurs. »

— Le Coran, « La Table », V, 96 ; (ar) ???????.

Les termes « et aussi d’en manger » signifie qu’il est permis de manger la viande des animaux marins trouvés morts en mer.

Et aussi d’après la parole de Mahomet :

« Il nous a été permis (de manger) deux sortes de bêtes trouvées mortes et deux sortes de sang, quant aux deux bêtes mortes ce sont les poissons et les sauterelles et les deux sortes de sang sont le foie et la rate. »

— Rapporté par Ahmed, Ibn Majah, Daraqoutni

Le compagnon de Mahomet Abou Horeyra a rapporté de celui-là la parole suivante :

« L’eau de mer est lustrale et ses animaux trouvés morts sont licites. »

Certification halal et contrôles

Par kilogramme de viande, la certification halal coûte entre 10 à 15 centimes d’euros, prélevés dès l’abattage pour un marché en fort développement, qui rapporte quelque 50 millions d’euros de chiffre d’affaires par an aux organismes habilités à produire cette certification.

En France, des arrêtés publiés en 1994 et 1996 ont agréé respectivement la mosquée de Paris puis la mosquée d’Évry et la grande mosquée de Lyon en tant qu’organisme religieux habilitant des sacrificateurs autorisés à pratiquer le sacrifice rituel et à percevoir la taxe liée à la certification.

Ces arrêtés obligent ainsi les abattoirs à faire appel à des sacrificateurs habilités, mais ne les soumettent à aucun contrôle. Un chef de service de la Direction générale de l’alimentation a rappelé récemment que la certification halal n’est pas encadrée par les pouvoirs publics et correspond à une certification qui n’est pas officielle donc une certification qui relève d’une initiative privée. Cependant, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes a déclaré en 2008 contrôler la traçabilité de la viande des merguez marquées « halal », et procède régulièrement à des contrôles pour détecter la présence de porc dans des produits vendus sous l’appellation halal.

Une des premières initiatives de création d’une certification halal privée date des années 80 avec la réunion de plusieurs associations au sein d’une fédération nommée Tayyibat destinée à réglementer le marché de l’alimentation halal en France. Depuis, le marché de la certification halal s’est développé et plusieurs articles et livres ont révélé qu’ils existent actuellement en Europe de nombreuses certifications halal qui ne parviennent pas à se mettre d’accord entre elles. Notamment, une association de consommateurs musulmans (Asidcom) montre à partir d’enquêtes menées en 2008 et 2009 sur plusieurs organismes de certification « halal » qu’il existe des différences flagrantes aux niveaux des processus et des moyens de contrôles mis en œuvre par ces organismes