Skip to content

Accueil du site > 5- Les produits alimentaires > Les produits transformés BIO > le marché BIO

le marché BIO

lundi 28 janvier 2013, par AMROUCHE

Elisabeth Mercier, directrice de l’Agence Bio, est intervenue sur les perspectives du marché Bio en France et en Europe.

Colloque produits Bio 16/10/2012 Rennes

Panorama chiffré du marché bio en France et en Europe : évolution et perspectives

Par Elisabeth Mercier, directrice de l’Agence Bio

Le marché national de l’Agriculture Biologique est en croissance grâce à la diversité des circuits de production, de transformation et de distribution. Le développement des circuits de commercialisation est par ailleurs un vecteur important du développement du marché Bio.

Toujours en croissance, malgré une conjoncture économique difficile (baisse de 1% de la consommation alimentaire), il a été multiplié par 4 en 10 ans et a quasiment doublé en 4 ans.

En 2012, le marché Bio devrait dépasser 4,1 milliards d’euros. En 2011, l’Agence Bio a recensé 11 957 entreprises de distribution et de transformation certifiées Bio (dont 73% de préparateurs et 27% de distributeurs).

Les opérateurs Bio aval ont fortement augmenté (+90% entre 2007 et 2011). Il en va de même pour la production Bio (+93% des exploitations durant la même période). D’après le dernier recensement agricole de 2010, 18 500 exploitations ont déclaré être intéressées pour convertir leur exploitation en Bio d’ici 2015 : « les opérateurs Bio sont de plus en plus nombreux en France […] et le potentiel de conversion de ferme est important ».

En 2011, l’agence Bio a recensé 8 785 préparateurs certifiés situés en majorité dans 6 régions (Bretagne incluse) et avec une dominante pour le secteur de la boulangerie-pâtisserie et des pâtes alimentaires (61% des préparateurs). Leur approvisionnement est majoritairement national (82%) et/ou régional (73%).

La distribution Bio est partagée entre les grandes surfaces alimentaires (49% en 2011, hors restauration collective) et les magasins spécialisés en produits Bio (35% en 2011). La vente directe représentait 11% du secteur en 2011. Les réseaux de distribution spécialisée en produits Bio sont dans une forte dynamique d’implantation. En revanche, la subsistance des magasins indépendants et de petite taille est un point sensible. Selon Elisabeth Mercier, le secteur de la distribution garde un potentiel de développement important via notamment la restauration collective.

La part du Bio « made in France » gagne du terrain en 2011.
Les ventes à l’international sont en croissance et les importations vont passer en dessous des 30% pour 2012. La moitié des importations sont constituées de produits exotiques non substituables. L’offre nationale est capable de répondre à la demande dans de nombreux secteurs : vins, viandes, œufs, produits laitiers. Toutefois, on constate des lacunes de productions sur certains produits (épiceries sucrées, jus de fruits et de légumes…).

La Bio de demain doit être capable d’étudier les opportunités de production sur les produits d’importation substituables et élaborer des stratégies plus offensives pour pallier ce manque et répondre à la demande nationale.

Dynamiser les échanges entre la distribution et les autres opérateurs français de la filière Bio est crucial pour que le développement du marché Bio soit cohérent et bénéfique à tous. La diversification de la production, la multiplication des circuits de distribution, le développement de la communication et de la promotion de la Bio sont des clés de développement de l’Agriculture Biologique de demain. « Ensemble, les hommes doivent trouver des valeurs communes » a énoncé E. Mercier.