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Plus de transparence

mardi 21 mars 2017, par AMROUCHE

 Les impacts


1- Impact sur les produits

• Mise à disposition d’informations concernant les impacts des produits sur l’environnement et le bienêtre animal.
• Mise en avant des produits locaux, via une indication plus précise sur l’origine des produits ou ingrédients.
• Valorisation des produits faits maison en restauration commerciale et dans l’artisanat.

2- Impacts sur la communication et le marketing"

• Multiplication des initiatives des producteurs, industriels, artisans et distributeurs allant vers davantage de transparence et de mise à disposition d’informations pour les consommateurs.
• Nécessité de maîtriser l’information essentielle pour anticiper les réactions des consommateurs et des parties prenantes au vu du nombre d’informations communiquées.
• Développement des labels et informations liés au développement durable à la demande des consommateurs. Certaines entreprises agroalimentaires ont déjà mis en place un étiquetage environnemental sur leurs produits.
• Mise en place d’outils de partage des informations entres acteurs de la filière ou auprès de consommateurs.
• Potentielle évolution de la réglementation sur l’indication de l’origine des produits ou encore les labels environnementaux.
• Développement d’interfaces de communication supplémentaires permettant de diffuser plus largement des informations aux consommateurs.
• Mise à disposition généralisée d’informations en déporté sur internet, en plus des informations renseignées sur les emballages des produits ou dans les rayons.
o Potentielle généralisation de l’utilisation du QR code sur les emballages, qui existe déjà pour quelques produits, et dans les magasins. Certaines entreprises ont par exemple renseigné l’impact environnemental de leurs produits sur leurs sites internet.

3- Impacts sur la restauration« 

Restauration commerciale et collective
• Généralisation des indications sur l’origine des produits utilisés à l’ensemble des produits.
Restauration commerciale
• Clarification du caractère »fait maison" en restauration commerciale auprès des consommateurs.

NB : Depuis 2002, l’indication de l’origine des viandes bovines en restauration est obligatoire. (www.la-viande.fr, 2016)

4- Impacts sur la distribution

• Augmentation de la quantité d’informations à communiquer en magasins, ou a minima sur le site internet des distributeurs. Par exemple : o Indications systématiques et plus précises de l’origine des produits. Une expérimentation pourra être menée pour l’ensemble des produits, à l’image de l’expérimentation sur l’origine des viandes et du lait dans les produits transformés qui se déroulera du 1er janvier 2017 au 31 décembre 2018.
• Demande croissante des consommateurs concernant le prix de revient aux agriculteurs et plus généralement la distribution de la valeur des produits alimentaires. Les magasins de produits frais en circuit court O’Tera ont par exemple récemment communiqué sur la distribution de la marge selon les produits. Par ailleurs, le travail de l’Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires pourrait davantage être mis en avant.
• Complexification de la gestion de la communication des informations, que ce soit pour les grandes surfaces ou les magasins de proximité, au vue du nombre d’informations communiquées.
o Communication facilitée pour les produits emballés dont les informations peuvent directement être apposées sur l’emballage, avec néanmoins une limite de place sur l’emballage.
o Apposition d’informations dans les rayons pour les aliments non emballés tels que les fruits et légumes ou les aliments en vrac, ce qui pourrait nécessiter des vérifications régulières, et donc du temps de main d’œuvre supplémentaire, afin de s’assurer que les informations affichées correspondent bien aux produits présents dans les rayons.

5- Impacts sur la transformation

Les industriels pourraient être contraints de collecter et de communiquer de plus en plus d’informations concernant leurs produits. • Attentes accrues d’informations sur le lieu de production et de transformation via l’indication systématique du pays de provenance, voire de la région.
• Demande croissante concernant la distribution de la valeur des produits alimentaires.
• Mise à disposition d’informations sur l’impact des produits sur l’environnement et la société à la demande des consommateurs, notamment à travers des labels, d’un affichage environnemental ou des rapports « Responsabilité Sociale de l’Entreprise ».
• Meilleure maîtrise des informations comme enjeu clé pour les industriels, à la fois pour répondre aux évolutions des réglementations mais aussi pour anticiper les attentes des consommateurs ou les éventuelles réactions de certaines parties prenantes.
• Meilleure perception des initiatives de substitution d’ingrédients par les consommateurs si elle est clairement indiquée sur l’emballage.
• Evolution possible des réglementations concernant l’affichage nutritionnel (au-delà des évolutions mises en place en 2016), la mention de l’utilisation des antibiotiques en élevage (au delà des évolutions mises en place en 2016), la mention de l’utilisation d’OGM en alimentation animale ou encore l’affichage environnemental. Des éventuels surcoûts d’étiquetage sont à prévoir.

6- Impacts sur la production agricole

Davantage d’informations seront probablement demandées aux agriculteurs concernant leurs pratiques agricoles et l’origine des produits utilisés, notamment du fait d’une demande croissante des consommateurs d’informations sur les pratiques agricoles.
• Nécessité d’un suivi plus précis de la traçabilité des produits utilisés et des aliments produits par les agriculteurs. Si aujourd’hui la traçabilité des animaux d’élevage et des cultures est une nécessité sanitaire et réglementaire, des informations concernant les pratiques agricoles au sens large pourraient être davantage demandées par les donneurs d’ordre.
• Augmentation des efforts de transparence concernant les pratiques agricoles
• Incitation des agriculteurs à mettre en place des pratiques vertueuses pour rester compétitifs avec d’autres pays, si le même niveau de transparence est exigé pour les produits importés. Pour certaines filières, cela pourrait devenir un avantage commercial et contribuer à généraliser certaines pratiques.
• Demande croissante des agriculteurs concernant le devenir de leurs produits (traçabilité inverse).
• Réduction de la consommation d’intrants et en particulier de produits phytosanitaires et de produits vétérinaires sous la pression des consommateurs disposant d’informations plus détaillées sur les pratiques agricoles.
• Mise en valeur des efforts en matière d’hygiène, de qualité et de développement durable via une communication accrue sur les pratiques et initiatives des agriculteurs et sensibilisation du consommateur qui pourrait alors consentir à payer plus cher les produits.
• Augmentation de la consommation de produits issus de l’agriculture locale qui seraient préférés aux produits issus d’autres régions en cas de communication des informations concernant la provenance des aliments. Selon une enquête d’Opinion Way (2016), un tiers des consommateurs considère que les produits locaux sont de meilleurs qualité et 63% privilégient régulièrement les aliments produits près de chez eux.

P.-S.

Travail réalisé par Blezat consulting, le Crédoc et Deloitte développement Durable. Ce document n’engage que ses auteurs et ne constitue pas le point de vue des commanditaires. Étude commandée dans le cadre du Contrat de Filière Agroalimentaire par le ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, l’ANIA, la CGAD, la CGI, Coop de France, la FCD et FranceAgriMer.

SOURCES :

• OCHA, CERTOP, CREDOC, 2016, Synthèse des résultats de l’étude « Inquiétudes »

• CREDOC, 2015, « Le plaisir du cuisiné maison : pour le goût et la qualité », Consommation et modes de vie n°275

• CREDOC, 2016, « Représentations de la consommation en période de sortie de crise économique », Cahier de recherche n°329 LA PRESSE EN PARLE

• LE FIGARO, 7 juillet 2016, Viande : vers un étiquetage des plats cuisinés en 2017 http://www.lefigaro.fr/conso/2016/0...

• LSA, 16 juin 2014, Opération transparence http://www.lsa-conso.fr/operation-t...,177468

• LSA, 24 juin 2015, Alimentation : les Français prêts à payer plus pour un produit de qualité http://www.lsa-conso.fr/alimentatio...,213690

• LSA, 18 mai 2016, L’étiquetage nutritionnel passe en phase de test http://www.lsa-conso.fr/l-etiquetag...,238458

• LSA, 15 juin 2016, Les consommateurs refusent le compromis sur la qualité http://www.lsa-conso.fr/les-consomm...,240540

• NEORESTAURATION, 1 mai 2015, 2015, le bout du tunnel ? http://www.neorestauration.com/arti...,33147