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Faire soi-même

vendredi 24 mars 2017, par AMROUCHE

  Sommaire  

 Trois sous-tendances principales

1-Le choix d’un repas nomade sur le lieu de travail (« gamelle »

Le phénomène « gamelle » ou « bento » existe depuis très longtemps, mais il a repris de l’ampleur avec la crise économique de 2008. En effet, l’intérêt pour le consommateur est notamment de disposer d’un déjeuner à petit prix par rapport à la restauration hors domicile (principalement commerciale) et aux repas prêts à manger proposés dans la distribution.

Cette pratique permet également au consommateur de choisir les ingrédients composant son repas et peut ainsi répondre aux préoccupations quant à la qualité diététique de ses repas.

Apporter sa gamelle permet aussi de réduire le temps de pause du déjeuner, puisque le repas est prêt à être consommé.

En restauration hors domicile, le choix du consommateur est influencé par la mention « fait maison ». Cette information strictement encadrée concerne les plats ou préparations culinaires préparés sur place, à partir de produits bruts.

Perspective 2025 :

Cette tendance pourrait se réduire avec l’amélioration de la conjoncture économique globale et une hausse des salaires.
DES FACTEURS EN FAVEUR DE CETTE SOUS-TENDANCE À L’HORIZON 2025 :

  • Contraintes budgétaires des ménages
  • Renforcement du besoin de lien social, notamment chez les jeunes générations

Mais de potentiels points d’inflexion : développement des services de livraisons de repas pour gagner du temps, développement des rayons « snacking », diminution de la part des actifs, reprise économique…

2-L’engouement pour la cuisine comme loisirs et passe-temps

La cuisine fait partie des loisirs préférés des Français. En témoignent les nombreuses émissions de télévision consacrées à ce sujet et le développement des cours de cuisine individuels et collectifs. Le cuisiné maison est véritablement une source de plaisir, notamment le week-end, alors que la semaine les consommateurs cherchent surtout à gagner du temps.

Les femmes restent davantage attentives au rapport entre alimentation et santé tandis que les hommes recherchent plus souvent le plaisir.

Enquête en bref :

Depuis quelques années se développe la volonté d’aller vers une cuisine faite soi-même, à partir de produits bruts, pour des raisons de goût et de qualité. Cuisiner soi-même permet d’allier le plaisir de préparer et de déguster et apporte de la confiance dans son alimentation. Cette évolution va de pair avec la valorisation gustative des aliments qui croît de nouveau alors que l’équilibre alimentaire était auparavant plus important. (CRÉDOC, Enquête CCAF 2013)

Perspective 2025 :
La tendance est fortement soumise à un effet conjoncturel et pourrait donc s’atténuer dans les prochaines années.
DES FACTEURS EN FAVEUR DE CETTE SOUS-TENDANCE À L’HORIZON 2025 :

  • Crise économique et contraintes budgétaires
  • Développement de la thématique du fait soi-même sur internet et les réseaux sociaux

  • Mais de potentiels points d’inflexion : augmentation du pouvoir d’achat, contrainte de temps plus forte, développement de nouveaux loisirs, épuisement de la thématique dans les médias…

3-Le partage et l’échange de repas fait maison dans le cadre de l’économie collaborative
Le fait maison se décline sous de multiples formes. Les repas chez l’habitant allient l’esprit de convivialité et de partage, les échanges et la découverte de nouvelles cultures. Le partage de repas fait maison entre particuliers permet en outre de lutter contre le gaspillage alimentaire et s’inscrit dans la tendance de l’économie collaborative. D’autres formes de partage de repas fait maison existent, en échange ou non de rétribution financière, comme les repas de quartiers et les services de traiteurs entre particuliers.

Perspective 2025 :
DES FACTEURS EN FAVEUR DE CETTE SOUS-TENDANCE À L’HORIZON 2025 :

  • Contraintes budgétaires
  • Recherche de lien social et de convivialité
  • Développement de l’économie collaborative

Mais de potentiels points d’inflexion : augmentation du pouvoir d’achat, réglementation plus contraignante (fiscale et sanitaire) en cas d’un développement similaire à Uber (rétribution financière et utilisation de plateforme de mise en relation)…

La tendance devrait se renforcer à l’horizon 2025, avec l’essor de l’économie collaborative.

P.-S.

SOURCES :

Travail réalisé par Blezat consulting, le Crédoc et Deloitte développement Durable. Ce document n’engage que ses auteurs et ne constitue pas le point de vue des commanditaires. Étude commandée dans le cadre du Contrat de Filière Agroalimentaire par le ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, l’ANIA, la CGAD, la CGI, Coop de France, la FCD et FranceAgriMer.

• CREDOC, 2016 « Plaisir et digitalisation, principales tendances exploitées par les distributeurs », Consommation et Modes de vie, n°282

• CREDOC, 2015, « Le plaisir du cuisiné maison : pour le goût et la qualité », Consommation et Modes de vie, n°275

• CREDOC, 2015, « Restauration collective au travail : le bon équilibre alimentaire face à la concurrence commerciale », Consommation et Modes de vie, n°277

• CREDOC, 2008, « Le retour du plaisir de cuisiner », Consommation et Modes de vie, n°217 LA PRESSE EN PARLE

• TENDACTU, 29 mai 2013, LE « FAIT MAISON » : TENDANCE, FILON COMMERCIAL OU RÉVÉLATEUR D’UNE ÉPOQUE ? http://tendactu.fr/le-fait-maison-t...

• LSA, 9 février 2012, Interview de Bernard Boutboul, directeur général de Gira Conseil : « La GMS doit choisir son camp, être la moins chère ou la meilleure » http://www.lsa-conso.fr/interview-d...,127834