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La station d’épuration

vendredi 12 novembre 2010, par AMROUCHE

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 LA STATION D’EPURATION

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L’eau recueillie par les égouts doit être épurée, c’est-à-dire purifiée avant d’être rejetée dans le milieu naturel. Cette épuration se fait dans une station d’épuration.

Les eaux usées sont les eaux qui ont été utilisées dans l’activité quotidienne, qu’elles soient d’origine domestique ou d’origine industrielle et qui, jadis, étaient simplement rejetées dans la nature. Avec l’énorme croissance de la consommation d’eau il est vite apparu que la nature seule ne pouvait assumer la purification des eaux rejetées et, dès lors, les stations d’épuration deviennent indispensables. Il est évident, mais pas inutile de le rappeler, qu’avant la construction d’une station d’épuration la construction d’un réseau de collecte des eaux usées par des égouts est nécessaire. Dans la réalité, les stations d’épuration peuvent être de constructions très différentes les unes des autres ; ces spécificités sont fonction de la taille des stations, de la nature polluante des eaux à traiter (eaux domestiques ou eaux industrielles), des technologies adoptées, etc.

Cependant, les principes de base sont toujours les mêmes : la dépollution de l’eau se fait en deux étapes successives :

  • l’épuration physico-chimique (élimines les particules insolubles)
  • l’épuration biologique (élimine la pollution soluble)

 
L’épuration physico-chimique

Cette première phase d’épuration consiste à débarrasser l’eau de tous les agents polluants insolubles. Se sont les opérations de dégrillage, de dessablage, de déshuilage (ou dégraissage) et de décantation.

Le dégrillage consiste simplement à tamiser l’eau qui entre dans la station d’épuration en la faisant passer dans une grille métallique - d’où le terme technique dégrillage - qui stoppe toutes les particules de taille supérieure à quelques millimètres. Sont ainsi retenus les morceaux de bois, de matière plastique, de tissu, de papier, les graviers, etc. Après ce dégrillage, ne restent dans l’eau que les insolubles de petite taille, les matières en suspension. Il y a deux types de matières en suspension : celles qui peuvent décanter relativement facilement, tel le sable, et celles qui sont extrêmement fines (matières colloïdales).

Le dessablage consiste à faire circuler l’eau dans un bac avec une vitesse suffisamment faible pour que le sable ait le temps de décanter, c’est à dire de tomber au fond du bac où il pourra être récupéré mécaniquement.

Les huiles, graisses et hydrocarbures sont très peu solubles dans l’eau et de densité inférieure à 1. Ces produits flottent donc à la surface de l’eau d’où ils pourront être enlevés simplement par un racloir et éliminés.

Elle s’écoule ensuite dans un grand bassin appelé décanteur au fond duquel se déposent les boues. La décantation consiste à récupérer les matières insolubles extrêmement fines en les faisant passer dans un décanteur.

Un décanteur est un réservoir de section cylindrique avec un fond conique ; les matières en suspension descendent doucement au fond du décanteur et sont extraites mécaniquement à la base du cône alors que l’eau clarifiée s’écoule par trop-plein. On peut accélérer la vitesse de décantation en ajoutant des agents floculants tels que des sels d’aluminium, de fer ou des floculants organiques de synthèse. C’est également à ce stade qu’on peut éliminer certains métaux en les faisant précipiter sous forme de sels insolubles.

 L’épuration biologique

L’eau traitée par une épuration physico-chimique est débarrassée des polluants insolubles, mais contient encore beaucoup d’impuretés dissoutes qu’il faut détruire. La majorité de ces polluants dissous sont des dérivés organiques (des hydrates de carbone) qui sont biodégradables : des bactéries existant à l’état naturel sont capables de manger ces composés c’est l’épuration biologique qui nécessite une aération.

L’eau passe ensuite par un dernier décanteur au fond duquel tombent les bactéries alourdies par la pollution qu’elles ont dévorée ; elles constituent un solide appelé boues.

L’eau surnageante, même si elle n’est pas potable, est suffisamment propre pour pouvoir être rejetée à la rivière . Celle-ci continue le travail d’épuration.

Les boues ainsi récupérés au fond de ces décanteurs sont selon les cas, utilisées comme engrais, mises en décharge après séchage ou incinérées.

 Voir la vidéo du fonctionnement d’une station d’épuration :