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L’empire rouge

mercredi 7 août 2019, par AMROUCHE

C’est l’histoire assez méconnue et parfois peu ragoutante d’une marchandise universelle. D’un fruit ou d’un légume le plus populaire du monde, que l’on déguste sous forme de sauces en tous genres et de plats variés, de la pizza au hamburger, en passant par la chorba nord africaine…

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La tomate d’industrie n’est pas la tomate fraîche. Fruit développé pour l’usine, elle forme un marché globalisé, décisif de l’agro-business. Les barils de concentré circulent en containers d’un continent à un autre, ils irriguent toute l’alimentation et l’économie. Le consommateur ne sait rien de la structuration de ce marché. Il ignore que la tomate est l’archétype du capitalisme industriel, son modèle.

Que mange-t-on quand on ouvre une boîte de concentré, verse du ketchup dans son assiette ou entame une pizza ? Des tomates d’industrie. Transformées en usine, conditionnées en barils de concentré, elles circulent d’un continent à l’autre. Toute l’humanité en consomme, pourtant personne n’en a vu.
Ce n’est pas le pire : les barils de concentré de tomate chinoise sont exportées dans le monde entier auprès des grandes multinationales (Nestlé, Heiz…) qui l’utilise comme ingrédients de leur sauce : quand on croit manger un produit issu d’Italie par exemple, on consomme un produit chinois Il n’y a rien d’illégal : mais on trompe le consommateur car rien n’indique sur la boite que la tomate provient de Chine ; seul la marque et le nom sur la boite sont italiens.

Encore pire dans l’escroquerie organisée : les industries chinoises rajoutent des additifs sans l’indiquer sur l’étiquette (fibre de soja, fécule, maltose, et colorant  ) à hauteur de 20% voire plus de 50% pour baisser le cout de production, car la tomate est chère ! Et ceci en accord avec les importateurs européens qui sont complices ! Le seul qui est trompé, c’est le consommateur, une fois de plus ! Où est la traçabilité ?

Où, comment et par qui ces tomates sont-elles cultivées et récoltées ?
Durant deux ans, des confins de la Chine à l’Italie, de la Californie au Ghana, Jean-Baptiste Malet a mené une enquête inédite et originale.

Il a rencontré traders, cueilleurs, entrepreneurs, paysans, généticiens, fabricants de machine, et même un « général » chinois.
Des ghettos où la main-d’œuvre des récoltes est engagée parmi les migrants aux conserveries qui coupent du concentré incomestible avec des additifs suspects, il a remonté une filière opaque et très lucrative, qui attise les convoitises : les mafias s’intéressent aussi à la sauce tomate.

L’Empire de l’or rouge nous raconte le capitalisme mondialisé. Il est le roman d’une marchandise universelle.

Vous pouvez aussi vous procurez le livrede Jean-Baptiste Malet :

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