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Les super-aliments : Intérêts & limites

lundi 24 février 2020, par Amrouche

4- Exemples

4- Exemples de super-aliments suspects

41- Les baies de Gogie


Chez nous, ces petites baies originaires de chine sont consommées séchée en jus, en poudre ou en gélules, si elles sont réputées pour leur richesse en vitamines et antioxydants, les nutriments qu‘elles renferment se trouvent en quantités équivalentes dans nos aliments classiques. Ainsi, un quart d’orange apporte la même teneur en vitamine C qu‘une poignée de baies séchées. Malgré les vertus qu’on leur prête, il n’existe aucune preuve solide montrant que les suppléments base d’antioxydants ou de vitamines jouent un rôle de prévention clans les accidents cardiovasculaires ou les cancers (le rôle protecteur des fruits et légumes vis à vis de ces maladies est. en revanche bien établi). De plus, nos confrères belges de Test Achats om publié en novembre 2018 les résultats d’analyses menées sur 15 paquets de baies de goji séchées. ils y ont retrouvé jusqu’à 14 traces différentes de pesticides… Plusieurs références ont, depuis. été retirées de la vente.

42- L’Aloe Vera

ll lui arrive d être très irritant !
On trouve l’aloe vera sous la forme de jus ou de compléments alimentaires ou de feuilles fraiches notamment facilitant le transit. Mais attention. en 2018, l‘Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) mettait en garde contre les dérivés d’hydroxyanthracénes, ou DHA, que contient cette plante. Elle concluait ainsi que plusieurs de ces dérivés sont génotoxiques (susceptibles d’endommager I‘ADN). Lors d ’essais sur des animaux, certaines de ces substances ont engendré un cancer de l‘intestin ». De telles substances sont surtout présentes dans les couches extérieures de la feuille, qui sécrètent un liquide jaune(appelé latex). Outre sa richesse , en DHA, l’aloe vera possède des propriétés laxatives trés puissantes, a l’origine de multiples effets indésirables. Par conséquent. il n’a pas été possible de fixer un apport quotidien sans danger pour l’homme. A la suite de ce rapport, l‘Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) recommandait aux consommateurs de feuilles fraiches d’aloe vera d’en éliminer la partie externe et toute présence de latex. Pour n’absorber que le gel situé au centre. Enfin, par précaution, l‘Anses déconseillait ces feuilles aux enfants, aux femmes enceintes et allaitantes ainsi qu’aux personnes fragiles.

43- La spiruline
La spiruline est parfois qualifiée d’algue microscopique bleu-vert. Cette cyanobactérie a la forme d’un minuscule filament enroulé en spires plus ou moins serrées.

Riche en protéines, en vitamines, en minéraux et en pigments antioxydants elle se développe dans les eaux douces ou saumâtres des pays du Sud. Au Tchad il s’agit d’un aliment traditionnel. Vendue ici en poudre, paillettes, ou gélules, elle est présentée comme un alirnent ou un complément alimentaire apportant divers bienfaits à La santé (tonus, vitalité…). Néanmoins, dans un avis de 2017, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) rapporte avoir reçu 49 signalements de produits à base de spiruline, Elle conclut que ces derniers sont susceptibles d’entrainer de sérieux effets secondaires : œdème de Quicke, troubles digestifs sévères, affection du tissu musculaire, insuffisance rénale… Soulignant que cette algue peut étre contaminée par des toxines des bactéries ou des métaux lourds (plomb, mercure, arsenic), l’Agence estime toutefois que, lorsque ce n’est pas le cas la consommation de faibles doses (la portion généralement conseillée s’élève a 5 g par jour chez l’adulte) s‘avére sans danger sauf pour les individus à terrain allergique. L‘Anses prévient par ailleurs les végétariens qui pensent y trouver une source de vitamine B12, laquelle fait défaut aux régimes sans produits animaliers : celle contenue dans la spiruline se révèle majoritairement inactive.

44- Les smoothie vert « detox »

Ces smoothies aux légumes feuilles sont un classique de la mode détox, laquelle n’a jamais démontré son efficacité.
Notre corps est apte à se débarrasser seul des toxines. L’idée de renforcer ce processus physiologique ne repose sur aucune donnée scientifique solide. Entre 2008 et 2012, une soixantaine d’allégations santé qui portaient sur des plantes ou des produits revendiquant un effet détox ont été soumises a l’Agence européenne de sécurité sanitaire (EFSA), toutes ont été rejetées faute de preuves. En outre, les principaux ingrédients des smoothies verts, le chou frisé, les épinards et la laitue, contiennent de l‘acide oxalique. A forte dose, cette substance augmente le risque de formation de calculs rénaux. Lorsque ces légumes sont bouillis, ii y a peu de danger, la cuisson réduisant sa présence. Mais les smoothies ne subissent pas toujours un traitement thermique poussé. En 2017 une étude de l‘Office d‘Etat bavarois pour la santé sur ces breuvages, a montré que l’absorption de certains jus conduisait à dépasser la dose journalière admissible en acide oxalique (180 mg) : les plus hauts taux ayant été retrouvés dans des boissons associant légumes verts et rhubarbe, elle aussi forte pourvoyeuse d‘acide oxalique. L’agence allemande déconseille donc leur consommation fréquente.


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