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Ecoconception- La réduction des flux

mercredi 22 août 2018, par AMROUCHE

Ecoconception- La réduction des flux

La réduction des intrants et des extrants

En « Éco-conception » on peut caractériser l’activité agro-alimentaire par les flux entrants (matières premières, ingrédients, eau, énergie, auxiliaire technologique…) et les flux sortants (produits finis., déchets, eaux usées, composés volatils…).

Voyons aujourd’hui comment réduire quantitativement ces flux pour améliorer la performance environnementale du produit.
Les principaux flux qu’il est possible de réduire et auxquels nous allons nous intéresser, indépendamment des matières premières, ingrédients et produits finis sont les suivants :

Les flux entrants :

  • l’eau ;
  • l’énergie ;
  • les matériaux d’emballage ;
  • les consommables (auxiliaires technologiques, produits de traitement et de nettoyage…).

Les flux sortants :

  • les coproduits ;
  • les déchets ;
  • les effluents gazeux ;
  • les effluents aqueux.

Il convient d’adapter la quantité de l’eau aux différents usages tout en respectant les contraintes sanitaires, d’étudier les possibilités de recyclage en interne, d’optimiser les utilisations, de réduire les volumes prélevés en fonction de la qualité souhaitée (eau de ville. de forage, superficielle), de suivre les consommations dans les différents endroits de l’usine par la pose de compteurs pour comprendre ses consommations et mieux orienter les actions de réduction,et surtout éviter les fuites !
De même que pour l’eau, il s’agit de suivre les consommations des différentes sources d’énergie (gaz, électricité. fuel…) le plus précisément possible, poste par poste en fonction des différents besoins (air comprimé. froid…), d’établir des ratios en fonction des quantités de matières premières ou de produit finis, de favoriser la récupération d’énergie en interne et d’être en capacité de relier les consommations au fonctionnement, et surtout aux dysfonctionnements, pour comprendre ses consommations et mieux orienter les actions de réduction, en optimisant les procédés et privilégiant les équipements les moins énergivores.

Concernant la quantité de matériaux d’emballage, nous cherchons à minimiser le poids et le volume par unité de vente et mener des actions d’optimisation des pratiques comme favoriser la réutilisation de certains emballages tels que les intercalaires de palettisation, et réduire les chutes lors de la découpe.

Une multitude de produits autres que les matières premières et ingrédients, approvisionnent les entreprises agro-alimentaires. Il s’agit des auxiliaires technologiques, des consommables, des produits de traitement et de nettoyage… Même s’ils sont achetés en plus faible quantité que les matières premières, leur impact environnemental peut être important. Une réflexion pour adapter les quantités aux besoins réels peut permettre un gain environnemental non négligeable.

Dans les coproduits générés par le processus d’obtention du produit fini, se trouvent de la matière première produite en amont, achetée, et transformée. Si le processus n’est pas optimisé, une partie de cette matière première. qui pourrait être vendue en tant que produit fini se retrouve dans les coproduits et parfois même les déchets. Il s’agit d’une perte économique et environnementale conséquente.

Les déchets sont des matières issues d’un processus de production que l’exploitant du site industriel ne sait pas valoriser techniquement et économiquement. Il doit donc le plus souvent faire appel à une société spécialisée dans le traitement de déchets pour s’en débarrasser. Il est donc nécessaire d’en générer le moins possible et de les trier selon leur nature. De ce tri dépend la performance environnementale du traitement mis en œuvre par la société de récupération des déchets. Nous verrons dans la séquence suivante comment valoriser les déchets et les coproduits.

Les effluents gazeux émis sur les sites agro-industriels peuvent être issus de sources canalisées, par une cheminée, ou diffuses, c’est le cas des matières solides ou bac liquide générant des vapeurs. Ces effluents contiennent des substances qui peuvent avoir un impact sur l’environnement : l’émission de gaz à effet de serre tel que le dioxyde de carbone du à une fermentation. le stockage d’alcool générant une émission de Composés organiques volatils(COV) ou tout simplement des substances odorantes provoquant une gêne pour le voisinage. Il convient donc de limiter la diffusion de ces substances volatiles en adaptant le procédé ou en installant des traitements.

Les origines des effluents aqueux dans l’usine sont très diverses : le nettoyage des sols, des équipements et des matières premières, les condensats. la déshydratation de produits, l’eau de refroidissement… Limiter quantitativement l’approvisionnement en eau et favoriser le recyclage permet déjà de limiter la quantité d’effluent rejetée. Il faut aussi limiter la quantité de matières solides et de substances solubles comme la charge organique ou les matières en suspension, présentes dans l’effluent pour réduire sa charge polluante.

Réduire les intrants et les extrants, sans négliger pour autant la qualité sanitaire et la performance opérationnelle de l’activité, permet donc, non seulement de réduire les coûts de production, mais aussi de limiter l’impact environnemental de la production.