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D-bis : Décoder les allégations

vendredi 21 septembre 2012, par AMROUCHE

Des allégations de toute nature se multiplient sur les aliments. Mais les fabricants ne peuvent pas utiliser n’importe quel terme : les mentions doivent être justifiées et ne pas induire le consommateur en erreur.

N’hésitez pas à apporter votre contribution si vous le désirez ;)

 Les allégations liées à la fabrication du produit

Voici quelques-unes des mentions les plus couramment utilisées.

« Naturel » Le produit doit être issu directement de la nature ou n’avoir subi qu’un traitement léger (pasteurisation, refroidissement), mais sans additifs, ni résidus, ni corps étrangers.

« Frais » Le produit doit remplir trois conditions : avoir été fabriqué depuis moins de 30 jours ; présenter au moment de la vente les mêmes caractéristiques qu’à la production ; ne pas avoir été conservé grâce à l’emploi d’un traitement (excepté la réfrigération et la pasteurisation) ou l’addition de conservateurs.

« Nouveau » La mention peut uniquement être utilisée lorsqu’un produit existant est modifié de façon substantielle.

« Pur » Mention réservée à quelques produits comme certaines huiles, boissons à l’orange, miels…

« Maison » Le produit doit être fabriqué sur le lieu de vente, à partir des ingrédients de base composant traditionnellement sa recette.

« Artisanal » Le produit est élaboré par un artisan inscrit au répertoire des métiers. Méfiez-vous de certaines allégations, comme « fermier » ou « campagne », qui ne font que suggérer une fabrication artisanale.

« À l’ancienne » ou « traditionnel » Le produit doit être fabriqué selon des usages anciens répertoriés. Il ne doit pas contenir d’additif.

« Du terroir » Le produit est fabriqué à partir de matières premières issues d’une aire géographique restreinte.

 Les allégations liées au contenu nutritionnel du produit

Les allégations nutritionnelles sont strictement encadrées par la réglementation. Voici la liste des principales d’entre elles.

« Faible valeur énergétique » L’aliment contient au maximum 40 kcal par 100 g ou 20 kcal par 100 ml. Pour les édulcorants, la limite est fixée à 4 kcal par portion, avec des propriétés édulcorantes équivalentes à 6 g de saccharose (1 cuillerée à café de sucre).


« Sans sucre »
L’aliment ne contient pas plus de 0,5 g de sucre pour 100 g ou 100 ml de produit.

« Allégé en sucre » L’aliment contient au minimum 30 % de sucre en moins qu’un produit similaire.

« Sans sucre ajouté » Le produit n’a pas reçu d’ajout de sucre lors de sa fabrication, mais il peut en contenir naturellement. Dans ce cas, la mention « sucre » n’apparaît pas dans la liste des ingrédients.

« À teneur réduite en sel/sodium » L’aliment contient au minimum 25 % de sel en moins qu’un produit similaire, mais il est plus salé qu’un produit « pauvre en sel ».

« Pauvre en sel/sodium » L’aliment ne contient pas plus de 0,12 g de sodium (soit 0,3 g de sel) pour 100 g ou 100 ml de produit.

« Sans sel » L’aliment ne contient pas plus de 0,005 g de sodium pour 100 g ou 100 ml.


« Sans matière grasse »
L’aliment contient moins de 0,5 g de lipides pour 100 g ou 100 ml de produit.

« Allégé en matières grasses » L’aliment contient au minimum 30 % de matières grasses en moins qu’un produit similaire. Mais attention : un camembert, même allégé, reste plus gras qu’un yaourt nature !

« Faible teneur en matières grasses » L’aliment ne contient pas plus de 3 g de lipides pour 100 g, ou 1,5 g pour 100 ml de produit.

« Faible teneur en graisses saturées » La somme des acides gras saturés et des acides gras trans (ceux qui produisent le « mauvais » cholestérol) contenus dans le produit ne peut excéder 1,5 g par 100 g ou 0,75 g par 100 ml, et ne peut produire plus de 10 % de l’énergie.

« Source de protéines » Les protéines représentent au moins 12 % de la valeur énergétique de la denrée alimentaire.

« Riche en protéines » Les protéines représentent au moins 20 % de la valeur énergétique de la denrée alimentaire.


« Source de vitamines et (ou) minéraux »
Les teneurs de l’aliment en vitamines et/ou minéraux représentent au moins 15 % des apports journaliers pour 100 g de produit.


« Source de fibres »
La teneur en fibres est supérieure ou égale à 3 g pour 100 g, ou à 1,5 g pour 100 kcal.

« Riche en fibres » Le produit contient au moins 6 g de fibres par 100 g ou au moins 3 g pour 100 kcal.


« Riche en vitamines, minéraux, fibres… »
L’aliment contient au moins deux fois plus de vitamines, minéraux, fibres… que les produits reconnus comme sources de vitamines, minéraux, fibres…

« Enrichi en vitamines et (ou) minéraux » Il s’agit d’un aliment « source de vitamines et (ou) de minéraux », auquel on ajoute une part de vitamines et (ou) de minéraux. Pour le moment, il n’existe aucune limite réglementaire à l’enrichissement, mais les spécialistes en nutrition s’interrogent sur l’utilité de cette pratique car, dans les pays développés, peu de personnes souffrent de carence en vitamines ou en minéraux.

« Enrichi en oméga 3 » Sont concernés les aliments dont la teneur en oméga 3 est augmentée d’au moins 30 %. Si notre alimentation est souvent déséquilibrée en oméga 3, il faut toutefois faire attention à ne pas tomber dans l’excès inverse en consommant trop d’aliments enrichis avec ce nutriment, d’autant qu’il est présent naturellement dans les poissons gras, l’huile de colza, etc.

« Réduit en… » La réduction de la teneur doit être d’au moins 30 % par rapport à un produit similaire, sauf s’il s’agit de micronutriments ou s’il s’agit de sodium ou d’équivalent en sel, pour lesquels une différence de 25 % est admissible.

« Allégé/light » Le produit doit remplir les mêmes conditions que celles qui s’appliquent aux termes « réduit en… » ; elle doit aussi être accompagnée d’une indication de la ou des caractéristiques entraînant l’allégement.