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Faire soi-même

vendredi 24 mars 2017, par AMROUCHE

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La crise économique des années 2008 et suivantes a entraîné le développement de nouvelles habitudes en termes de repas pour la pause méridienne. Ce phénomène se couple avec la volonté, pour certains consommateurs, de maîtriser le contenu de leur repas et la manière dont il a été préparé. Enfin, le « cuisiné maison » répond également à une recherche de lien social et de convivialité.


Malgré une recherche de temps libre pouvant grever le temps consacré aux courses alimentaires et à la cuisine, le fait soi-même retrouve de la popularité. Depuis quelques années déjà s’est développé tout un univers autour du cuisiné maison : tutoriels, émissions de télévision, sites de recettes de cuisine, cours individuels ou collectifs pour apprendre à réaliser de petits plats maison.

Une volonté de maîtriser le prix de son assiette
Le cuisiné maison est aussi une nécessité pour les ménages les plus modestes qui doivent faire face à d’importantes contraintes budgétaires et limitent les dépenses d’alimentation hors domicile. Cela se traduit en partie par le phénomène de la « gamelle » emportée au travail pour le déjeuner.

Une volonté de maîtriser le contenu de son assiette
Cette tendance s’inscrit dans un contexte de méfiance vis-à-vis d’une société de consommation perçue comme toujours plus impersonnelle. On cuisine alors pour maîtriser son alimentation, pour utiliser des produits de qualité, avec plus de goût et toujours dans un souci de convivialité et de partage. La perte de confiance dans l’agro-industrie peut également pousser à produire soi-même une partie de sa nourriture (jardins partagés, agriculture urbaine, y compris sur les balcons et sur les toits) ou à aller la chercher soi-même, par la libre-cueillette par exemple.

Réalisation de soi à travers le faire soi-même

Au-delà des avantages économiques et de maîtrise du produit, le fait soi-même est également devenu un moyen de se réaliser ou de s’exprimer. En effet, il s’agit de participer à l’élaboration du produit/repas (accomplissement) tout en se faisant plaisir, seul ou à plusieurs.

P.-S.

SOURCES :

Travail réalisé par Blezat consulting, le Crédoc et Deloitte développement Durable. Ce document n’engage que ses auteurs et ne constitue pas le point de vue des commanditaires. Étude commandée dans le cadre du Contrat de Filière Agroalimentaire par le ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, l’ANIA, la CGAD, la CGI, Coop de France, la FCD et FranceAgriMer.

• CREDOC, 2016 « Plaisir et digitalisation, principales tendances exploitées par les distributeurs », Consommation et Modes de vie, n°282

• CREDOC, 2015, « Le plaisir du cuisiné maison : pour le goût et la qualité », Consommation et Modes de vie, n°275

• CREDOC, 2015, « Restauration collective au travail : le bon équilibre alimentaire face à la concurrence commerciale », Consommation et Modes de vie, n°277

• CREDOC, 2008, « Le retour du plaisir de cuisiner », Consommation et Modes de vie, n°217 LA PRESSE EN PARLE

• TENDACTU, 29 mai 2013, LE « FAIT MAISON » : TENDANCE, FILON COMMERCIAL OU RÉVÉLATEUR D’UNE ÉPOQUE ? http://tendactu.fr/le-fait-maison-t...

• LSA, 9 février 2012, Interview de Bernard Boutboul, directeur général de Gira Conseil : « La GMS doit choisir son camp, être la moins chère ou la meilleure » http://www.lsa-conso.fr/interview-d...,127834